Petite ethnologie de Twitter | Community manager

Petite ethnologie de Twitter | Community manager

Petite ethnologie de Twitter | Community manager

Sur Twitter, et en dépit de la restriction imposée à chaque post, il existe de nombreuses façons de communiquer. Peut-être encore davantage que sur Facebook où, avec la sponsorisation des pages, la communication est moins naturelle et va tendre à être de plus en plus encadrée. Ainsi, Twitter se présente aujourd’hui comme un réseau social caractérisé par la diversité et surtout la spontanéité des échanges. Examinons de plus près quels sont les profils types que l’on peut être amené à y croiser, et quels types de profils se révèlent être les plus intéressants au niveau du community management.

Le passionné

Retweeter fou, expert dans son domaine et passionné par tout ce qui concerne son sujet, le passionné n’est pas avare de partage ni de mentions. Il peut poster jusqu’à 40 tweets par jours, et le nombre de ses retweets n’a aucune limite. Abonné aux flux de tous les sites, blogs et pages qui concernent son domaine de prédilection, il devance presque toujours l’actualité. Le passionné est un véritable trésor pour les tweetos. Le suivre permet de se tenir informé de tout ce qui est important, et surtout, si vous publiez vous-même des articles ou tweetez un contenu intéressant de façon régulière, le passionné le partagera avec plaisir.

L’éternel absent

De nombreux comptes tweeters ne comptent presque aucun abonné, et n’ont posté qu’une dizaine de tweets en plus de 2 ans d’existence. L’éternel absent a créé un compte Twitter pour se lancer sur ce réseau, mais découragé par le flux permanent, il s’est vite lassé. Cependant, l’éternel absent peut parfois laisser échapper quelques tweets automatiques : il vient juste de regarder telle vidéo sur Youtube, vient juste d’ajouter tel produit ou, plus surprenant, peut parfois nous informer automatiquement qu’il vient de se faire unfollow. Un community manager en quête d’opportunités peut traquer ce type de compte, s’ils sont professionnels, pour proposer de les reprendre en main.

L’égocentrique

L’égocentrique partage un contenu qui lui est propre. Il ne retweete jamais, ne partage jamais, et ne vient poster sur Tweeter que les actualités qui le concernent. S’il y met du sien, il peut procéder de façon créative, mais le plus fréquemment il publie automatiquement sur Twitter ce qu’il publie déjà sur les autres réseaux sociaux. Malgré les apparences et malgré son faible investissement, l’égocentrique peut posséder une vaste communauté, si le contenu le concernant jouit d’une certaine notoriété.

La marque

En général gérée par des community managers, la marque est un profil professionnel cherchant prioritairement sur Twitter à mettre en avant son image (branding), des promotions ou des produits. Elle rassemble une grande communauté et, gérée par des community managers, elle est souvent, malgré la nature classique de ses posts, intéressante à analyser.

La copine

Très présente sur les réseaux sociaux, la copine possède sa communauté avec laquelle elle échange à longueur de journée. Pleine de vie, elle commence la journée en souhaitant bon courage à ses followers, en commente avec engagement les différents événements et ne va jamais se coucher sans avoir souhaité bonne nuit à tout le monde. Très conviviale, la copine peut malgré tout être assez frustrante si ses abonnés ne sont pas les nôtres, ses tweets donnant alors l’impression d’un dialogue de sourds. Et si l’on tient à comprendre la nature de ses échanges en affichant ses conversations, on peut parfois se sentir dans la peau d’un voyeur. Mais si la copine, c’est vous, tout va bien.

Le littéraire

C’est l’aristocrate de Twitter, celui qui est extérieur à tout objectif commercial ou publicitaire, et qui utilise Twitter pour la beauté du geste, pour l’exercice de haute volée, si on y réfléchit bien, qui consiste à exprimer des pensées intéressantes avec un nombre de caractères imposé. Le littéraire est source d’inspiration, il démontre que les réseaux sociaux ne sont pas (seulement) des panneaux d’affichage pour les marques, et grâce à sa sensibilité, il offre une bouffée d’oxygène dans la cascade parfois oppressante de tweets et de retweets.

Le spammer

Le spammer est déconcertant. Car si ses tweets ne sont que chiffres et invitations à l’achat, il compte malgré tout une communauté en général assez importante. Mais comment fait-il ? Cela mérite certainement que quelqu’un creuse le sujet..

L’engagé

Un peu comme le littéraire, l’engagé n’est pas asservi aux cadres globalement assez rigides du webmarketing. S’il perd des abonnés, c’est qu’ils ne le méritaient pas, et s’il en gagne, c’est parce que sa spontanéité est payante. L’engagé, c’est finalement le tweeter de base, qui s’exprime en son nom et mène ses propres campagnes sans le savoir. L’adolescent qui critique ses profs, l’esthéticienne qui en a marre des poils des clientes, ou l’entraîneur qui critique ses athlètes. Sans l’engagé, Twitter serait bien peu intéressant, car son naturel, ses fautes d’orthographe et son ton passionné animent toujours le réseau. Mais pour le community manager, il représente aussi un peu tout ce qu’il ne faut pas faire pour un client.

Le télévisuel

Le télévisuel peut être combiné avec le littéraire, la copine ou l’engagé. Il s’agit du tweetos qui adore regarder la télé en commentant sur twitter tout ce qu’il voit, au moyen des hashtags dédiés à chaque émission. Notez que parfois, et malgré l’aspect attention-distributive de l’exercice, les tweets sont bien plus intéressants à lire que l’émission à regarder.

Et vous??

Source : ici

Posted in: